Tina Hype / Tyfen Guilloux

Artiste pluri-disciplinaire, manipulant principalement l’image numérique et le texte, l’une à travers des dissections de matière, et son interprétation informatique comme génératrice d’erreurs, l’autre souvent écrit, parfois dit ou dit par d’autres, les deux constituant des langages éclatés, à lister, à recomposer, à refaire en permanence, entre minuscule et grandiloquent.

Elle développe plus récemment d’autres outils à travers des projets collectifs mêlant plasticiens, danseurs, performers, musiciens, notamment la musique (instrument bricolés) et la voix.


« Allumiettes », projection enflammée sur vitre, avec NoClock, sortie de résidence Dyssomnies.

 

Il est question d’image et de matière, d’hybridation, de voyages immobiles, de culte du chez soi, de distances et de dysfonctionnements. L’image en bribes, d’abord, en série, détachée, récoltée, traitée ensuite, par écran, chimie, transport, échange, l’échange permettant la matière, celle infra-mince, numérisée, impalpable, composite, brillante, reflet d’une époque, celle plus brute, du papier, du bois, du métal, de la machine qui la lit.

L’image se fissure, se recompose, le son sature, l’image se dissout, disparition/sur-présence, infra-mince et accumulation, collecte et dépossession.

Il question de collectif, d’exaltation du jeu commun, de jeu machine-humain, de sublimation de l’ordinaire, de cadrage de cinéma, il est question de formats, ordinaires, minimaux, minuscules, d’ indicible, d’hypnotique, d’absurde et de déviant, de déficient.

 

VOIR/ECOUTER:
  • Communauté ou collectif, elle est co-acteur de Karavages, micro-fanzine collectif autour d’images discrètes et de textos percutants.
  • Vidéos brutes, seule ou à plusieurs sur Myres.
  • Musiques bancales et voix, ici, ou
  • Projets collectifs de nuits dedans ou dehors, notamment pour la résidence Dyssomnies.