Ciné Docu #1

20h30 – Prix libre
Projection de 4 courts métrages documentaires.

Feu Rouge

réalisée par Yasemin Akinci
14min9s. – HD – 2014
En périphérie de Toulouse, un groupe de jeunes femmes sort de leur
campement pour commencer leur journée de travail. Trois d’entre elles
s’installent, raclettes en caoutchouc et bouteille de savon à la main, au
feu rouge de la station de métro « Barrière de Paris ». Chaque fois que le
feu tourne au rouge, elles se penchent à nos fenêtres pour faire entendre
leurs voix. Le temps d’une journée, nous suivons ces trois femmes au rythme
de leurs chansons, leurs rires et leurs difficultés.

Renée R. : lettres retrouvées

Un film de Lisa Reboulleau

2014 – France – 19 minutes – Archives

Novembre 1958, une femme perdue dans une ville qu’elle ne connaît pas. Elle entame une correspondance avec ses proches sans savoir qu’elle écrit le roman de la dernière année de sa vie.
Septembre 2010, dans une malle du grenier de ma maison de famille, je retrouve ses lettres, et des bobines de film qui sentent la poussière. Je la vois se battre avec courage et sombrer dans la solitude, se relever et tomber de nouveau, mourir.
Renée R. devient alors un véritable personnage tragique, fantasmée par une Anna Karénine ou une Emma Bovary. Ce film raconte sa tragédie, celle d’une femme profonde et complexe, héroïne romantique qui meurt d’amour et femme moderne qui s’émancipe.

L’Oniroscope, un rêve kurde
Réalisé par Boris Bayard et Thomas Weber – HD – 16/9 – 2014 – 23min18

Arianna Cecconi est anthropologue, Tuia Cherici est artiste vidéaste. Ensemble elle travaillent sur les rêves dans un dispositif qu’elles ont inventé, l’Oniroscope. Elles rencontreront, l’espace du film, la communauté Kurde de Marseille. Elles croiseront le chemin d’Enver, Mustapha, Apo et Mahir. Tous sont kurdes et vivent à Marseille.
C’est le moment où chacun partage un rêve personnel. Les rêves commencent à dialoguer entre eux et glissent dans les mains de Tuia.
Comment parviendront-elles à faire exister la parole d’un peuple qui n’a pas le temps de rêver ?

Les batailles nocturnes

Un film de Justin Meekel
4’20 min – 2005-2014

Ce film a été tourné en 16 mm en 2005 et reprend des préoccupations du cinéma métrique (initié par Peter Kubelka au milieu des années 50).

Il m’a fallu plusieurs années trouver l’idée qui allait permettre son montage…
J’ai tenté de faire une danse entre l’homme et le cinéma et pour se faire j’ai transposé des longueurs de corps en des longueurs de plans, et pu ainsi construire une chorégraphie souterraine des images. J’ai monté le film comme un tailleur construit un vêtement, utilisant un bout d’amorce blanche 16mm à la place du mètre, pour mesurer les différentes parties de corps mises en jeu dans le film…